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Thursday, April 14, 2011

Raï N’B Night Fever

Comment passe-t-on de DJ qui tourne dans les soirées hip hop à organisateur d’un concert à Bercy, avec 15000 spectateurs espérés ? J’ai commencé à travailler dans le son il y a 10 ans, tout d’abord comme DJ aux c?tés de nombreux artistes comme Diams, Lunatic ou Rohff. Puis, il y a 6 ans, j’ai crée mon label, pour travailler sur de nombreux projets de hip hop fran?ais, avant d’écrire la BO du film ? Taxi 3 ? produit par Besson. Les choses se sont accélérées à partir de là. J’ai réinvesti dans un studio, une structure pour produire de nouveaux artistes. Je bosse aujourd’hui en famille, avec mon frère, Dj Bellek. Nous faisons la musique dont nous avons envie, un mélange de nos influences musicales : d’une part, ce qu’on entendait à la maison, du ra? notamment, d’autre part, ce qu’on entendait dans la rue, du hip hop, du RN’B, du dance hall… De là est né le premier volet de ? Ra? N’B Fever ? en 2004, qui a été un gros succès.
Vous préparez un concert à Bercy, c’est un gros défi ?
C’est un challenge, un vrai pari pour nous. On se prépare pour un gros concert le 7 mars à Bercy. Cette soirée, on la voit avant tout comme une grande fête. Il y aura 35 artistes sur scène, comme Khaled, Leslie, Amel Bent, 113, Amine ou Zahouania. Tous ont participé au projet ? Ra? N’B fever ?. Ce sera aussi l’occasion de mettre la lumière, je l’espère, sur une association qui nous tiens à c?ur, ? Le Comité des Familles ?, qui soutient des familles touchées par le VIH. Les bénéfices de cette soirée leur seront reversés.
Pas trop difficile de remplir Bercy ?
On a du mal à trouver des relais médias. Il faut toujours se battre alors que c’est un projet grand public. Quand Obispo ou Guetta montent des projets comme ceux-là, les médias se jettent dessus. Pour nous, c’est compliqué de créer une dynamique, un buzz, parce que les médias ne jouent pas le jeu de la même fa?on. Mais nous sommes conscients qu’il faut persévérer, être pertinents dans nos choix et activer d’autres réseaux pour faire passer l’info. C’est cela aussi notre défi. Seul Skyrock nous a suivis sur ce Bercy. Si on avait eu un gros média partenaire, comme M6 par exemple, on en ferait peut être deux ou trois d’affiler. Avec 35 disques d’or en trois ans, ce n’est pourtant plus un accident, mais rien ne change au niveau des médias, il faut toujours se battre pour décrocher une petite interview.
Le manque de relais médiatique que vous déplorez, vous le percevez comme de l’indifférence ou du mépris pour les genres musicaux réunis dans la ? Ra?’n’b fever ? ?
Je suis énervé contre un système qui ne reconna?t pas un succès populaire. Aujourd’hui, j’ai le sentiment de ne pas être prévu au programme, comme si notre réussite n’était en fait qu’un service qu’on nous rend. On ne nous reconna?t pas pour nos qualités, alors qu’on bosse sans rien lacher ! Salif Keita disait : ? Nous pas bouger ! ? Je sais que le travail et les compétences finissent toujours par payer.
Propos recueillis par Fethi Ichou

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Thursday, April 7, 2011

La course très « pop » des chats et des souris

Permettez-moi de commencer ce troisième épisode des chroniques vertes avec un conseil : lisez-là avec un fond sonore que vous trouverez sur Youtube : ? F… you Ahmadinejad ?. C’est le tube du groupe Archive sur des images du président iranien, avec juste deux ajouts : des images nocturnes d’une foule qui crie ? mort à la dictature ? au début, et un extrait au milieu du débat télévisé entre Ahmadinejad et Moussavi quelques jours avant les élections.
On y voit le candidat de l’opposition accuser son adversaire d’avoir ruiné les intérêts du pays durant son premier mandat, et ce dernier sourire avec l’arrogance que critique tant l’opposition. Le refrain n’est pas très élégant (f… you anyway), mais les paroles collent bien à l’humeur des manifestants anti-Ahmadinejad : ? Je ne peux pas croire que tu as été quelqu’un comme les autres, que tu as grandi, que tu es devenu le diable en personne (…) Maintenant le monde a compris qu’il est temps pour toi de dispara?tre, il n’y a pas de lumière dans tes yeux et ton cerveau est trop lent (…) ?a me rend malade, tout cette m… qui sort de ta bouche. ?
Cela vous donnera une idée sur le titre de cet épisode : et si le mouvement vert était une révolution pop ? Les indices à l’appui de cette hypothèse s’accumulent sur mon écran, en plus de la chanson de Nikelback dont je vous parlais la semaine dernière et de ce film ? Les chats persans ? que vous devriez tous aller voir.
La très sérieuse émission ? the week in green ? que je vous ai déjà signalée, passe désormais avant sa revue de l’actualité une séquence de guitare électrique qui invite les Iraniens à chanter ? Dieu est grand ? chaque soir sur leur toit, comme à la révolution de 1979. Vous verrez, il n’y a pas que les accords à la Pink Floyd et la descente de tambours sur la batterie. L’interview de la semaine, Mohsen Kadivar, vaut aussi la peine. Il explique quel r?le l’islam et le clergé peut encore jouer en Iran, du moment que la religion est pour l’instant prise en otage par le régime dictatorial soi-disant religieux. ? La solution, dit-il, c’est la république islamique, mais sans le Guide Suprême (Khamenei) qui est devenu autocratique et oppressif. A cette condition, l’islam a encore de l’avenir en Iran. ?
J’ai demandé à une amie de me traduire quelques blogs de manifestants pour comprendre leur état d’esprit. Voilà ce que cela donne – et c’est aussi assez pop : Marjan : ? En hommage à la révolution islamique, j’ai satisfait aujourd’hui une de mes vieilles rancunes. Lors d’une course de chat et de souris avec les bassidjis (volontaires islamiques), mon foulard a été arraché. J’ai couru dans les rues avec mes longs cheveux qui me battaient la nuque. J’ai couru dans les rues sans hedjab, en riant aux éclats, avec un sentiment intérieur de grand bonheur, malgré toutes les ecchymoses des coups que j’avais re?us. ?
Maryam : ? Nous avons ri, tout le monde riait alors que nous échappions aux bassidjis avec leurs matraques odieuses qui tournoyaient dans l’air, frappant tout ce qu’elles pouvaient au milieu des gaz lacrymogènes. Il y avait un sourire moqueur sur tous les visages, éclatant en rires hystériques à la première occasion. Un passant aurait pu se demander s’il s’agissait d’un mariage ou d’une manifestation. Les automobilistes klaxonnaient en rythme, guidés par un homme dressé sur une barrière et qui agitait les bras comme un chef d’orchestre. A l’arrière d’un bus, des femmes voilées de noir chantaient joyeusement et frappaient des mains. Il y avait comme une vague de joie et d’espoir – l’espoir d’une victoire à venir. ?
Maziar : ? On était au milieu de la rue Ghaem Magham. Je n’avais pas eu le temps de regarder toutes les jolies filles qui étaient là que ces batards de bassidjis sont arrivés avec leurs gaz lacrymogènes. Tout le monde a allumé une cigarette pour en dissiper l’effet. La TV nous balance des spots pour nous faire arrêter de fumer, alors qu’ils nous balancent des gaz lacrymogènes ! Je suis s?r que les importateurs de cigarettes et les importateurs de gaz travaillent main dans la main ! ?
Ali : ? Je courais, et la gazelle courait. Je courrais et la gazelle me courrait après. Il faut bien s?r que je vous dise que cette gazelle était un gros ane moche de bassidj, qui tenait une matraque à la main. Ah, si je pouvais savoir comment ils font pour que leur matraque incarne la religion. J’ai d’ailleurs pensé à m’arrêter de courir pour le lui demander, mais j’ai vu dans ses yeux l’étincelle de Kharizak (prison où des manifestants ont été violés, torturés et assassinés). Finalement, la matraque qui s’agitait juste derrière moi m’a dissuadé d’essayer de discuter. ?
Mandana : ? Je riais, riais encore, je riais comme une folle, je ne sentais aucune douleur des coups que j’avais re?us, je ne sentais ni mes mains ni mon dos, je ne sentais même pas mes pieds qui couraient, je ne pouvais que rire pour écarter la peur. ?
Bon, fini le rock’n roll, retour à la politique. A Téhéran, la tension monte d’heure en heure à l’approche du 11 février, jour anniversaire de la révolution islamique de 1979 et qui pourrait être le théatre des affrontements les plus spectaculaires depuis les cérémonies religieuses de la fin décembre. D’un c?té, l’opposition a multiplié les appels à descendre massivement dans la rue. Mehdi Karoubi (ci-contre), sur sa page Facebook, appelle ? tout le monde à participer pacifiquement aux défilés du 11 février ? et souligne que ? la constitution est un ordre que le peuple donne à ses dirigeants, et que si ces derniers se comportent comme des oppresseurs, ils doivent être destitués du pouvoir ?.
L’autre grand leader de l’opposition, Mir Hossein Moussavi, dit à quel point la révolution n’a pas encore atteint son but de liberté et de démocratie, dans une longue interview postée sur sa page Facebook et traduite en anglais par Khordaad 88 et le think-tank Enduring America. ? Dans les années qui ont immédiatement suivi la révolution, dit-il, les gens étaient convaincus qu’ils avaient éradiqué toutes les structures qui avaient imposé le despotisme et la dictature. Et je le croyais aussi – mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. (…) La censure des journaux, le remplissage des prisons, les aveux extorqués sous la torture, le massacre brutal des innocents qui demandent pacifiquement que leurs droits soient respectés, tout cela montre que les racines de la dictature ont persisté. (…) Je conseille aux partisans du mouvement vert de descendre dans la rue mais de limiter les moyens d’être identifiés. ?
Le régime, de son c?té, multiplie les arrestations pour tenter de dissuader les manifestants verts de se montrer le 11 février. Pour la seule journée de jeudi 4, ont été embastillés l’écrivain et essayiste Omid Mehregan, le leader étudiant Maziar Samiee (photo du haut), la journaliste Noushin Jaffari, tout comme un autre responsable de la campagne électorale de Mehdi Karroubi (opposition), le rédacteur en chef d’un hebdomadaire à Kermanshah et des dizaines d’autres dont les noms n’ont pas encore fait surface sur Internet. Le journaliste Javad Maherzadeh a été condamné à quatre ans de prison.
Mais surtout, après les deux exécutions de la semaine dernière, le procès des manifestants arrêtés fin décembre se poursuit, afin de renforcer l’atmosphère de terreur. Neuf sur seize sont déjà condamnés à mort, leur exécution ne serait qu’une question d’heures. L’un des accusés a avoué jeudi son crime : avoir crié ? mort à la dictature ? et ? Dieu est grand ? dans la rue. Dans un autre tribunal, deux femmes sont accusées d’avoir porté une banderole disant ? Je suis Neda ?, du nom de la jeune fille tuée par un bassidj en juin dernier, devenue une ic?ne de la protestation.
Par ailleurs, les troupes du régime attaquent les mosquées des religieux qui ne leur plaisent pas, comme celle de Qoba, au centre de Shiraz, où des familles de martyrs de la guerre avaient organisé une cérémonie pour leurs disparus. Tout cela force les uns et autres à choisir leur camp. 80 intellectuels et activistes des droits de l’homme ont publié un communiqué appelant à manifester le 11 février et dénon?ant la ? violence nue ? du gouvernement. Mehdi Karroubi, membre du clergé, a lancé un appel aux autres religieux à ? venir en aide au peuple avant que toutes ces atrocités soient attribuées à l’islam, au chiisme et au clergé ?. Il a en tout cas été écouté par l’ayatollah Bayat Zanjani, qui a rejoint le mouvement vert, en estimant que l’armée ne doit plus se mêler de politique et que ceux qui ? luttent contre Dieu ? (mohareb, l’accusation qui vaut aux manifestants leur condamnation à mort), ne sont pas les protestataires pacifiques mais les bassidjis qui les frappent jusqu’au sang.
Pendant ce temps, le président tente de rétablir la confiance internationale envers le programme nucléaire iranien en évoquant soudain la possibilité d’enrichir en Turquie une partie de l’uranium dont l’Iran a besoin. Cette idée intervient après d’innombrables tentatives soutenues par toute la communauté internationale pour que cela se passe en Russie, projet que l’Iran avait fini par rejeter.
Pourtant, les dernières analyses américaines ont conclu que les troubles intérieurs avaient considérablement freiné le programme nucléaire et qu’il allait désormais s’écouler deux ou trois ans avant que l’Iran dispose d’assez de matériel fissible hautement enrichi pour en équiper la tête nucléaire d’un missile. Conclusion : c’est au mouvement vert, plut?t qu’au yellow cake, que tout le monde est désormais suspendu. Et les événements attendus le 11 février seront un indicateur décisif de sa force de mobilisation. Prochain épisode, vendredi 12 !

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Friday, April 1, 2011

C’est un jardin extraordinaire

Bondy, c’est une commune marquée par l’ordinaire. Pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est 53 611 Bondynois, une gare RER, plusieurs cités HLM en ? ANRU-structuration ?, beaucoup de petits pavillons, les courbes de l’échangeur de l’autoroute A3, les légumes frais de l’AMAP, 2 lycées, 3 collèges, un Bondy Blog, l’histoire d’un grand domaine forestier ? le bois de Bondy ? qui n’est plus à Bondy, un maire qui tient la rose rouge dans sa main. On est en Seine-Saint-Denis, à 9 km au nord-est de Paris. Et je crois que c’est là que tout commence vraiment.
Parce que l’histoire de Bondy, c’est celle d’une ville de banlieue. Au centre du système urbain, il y a Paris. Cette grande dame aime à s’étirer allégrement ; et régulièrement elle incorpore ses faubourgs, se construit une nouvelle enceinte, marque une pause et puis recommence. Et est-ce que c’est bient?t fini cette histoire ? S?rement pas !
Aujourd’hui, à l’aube du projet du ? Graaaaand Paris ?, une nouvelle limite doit être créée et elle pourrait bien s’appuyer sur la rocade A86. On peut dire que c’est le boulevard parisien à l’échelle métropolitaine. Cette autoroute fr?le Bondy sur son flan ouest. Il se pourrait alors que d’un seul coup de rein elle laisse la ville en dehors de ce nouveau c?ur d’agglomération. Ainsi Bondy reste encore banlieue, même du grand Paris.
Mais ne nous contrarions pas de cette éventualité ! Pourquoi ne regarderions-nous pas Bondy d’un nouveau point de vue que celui d’une ville en gravitation autour d’un centre ? Retournons-nous. Que voit-on de l’autre c?té ? Villevaudé à 10 km de Bondy, 193 habitants au km2 (9746 hab/km2 pour Bondy), des étendues de champs céréaliers, ses étangs et forêts, des routes bitumées sans trottoirs ni éclairage public, des lieux-dits et des hameaux : la campagne.
Bondy se trouve dans une position bien spécifique, entre deux paysages. C’est en ?a qu’il s’agit d’un territoire privilégié. Si le périurbain, ce que j’appelle ici la banlieue, est présenté comme la ville à laquelle il faudrait renoncer, car insoutenable, ne pourrait-elle pas se poursuivre autrement, avec une éthique écologique qui lui fait défaut aujourd’hui, et devenir l’espace singulier et exemplaire où cohabitent l’urbain et la nature ?
J’ai imaginé Bondy, ainsi que les autres territoires qui ont cette position charnière, composé d’un paysage hybride. Des espaces de nature qui parcourent la ville, qui traversent sans discontinuité l‘environnement bati, et qui connectent toutes les formes d’espaces verts existants. Une banlieue verte, au r?le structurant, qui encadre la ville dense de la métropole et fait le lien avec les régions rurales environnantes.
Cette nouvelle stratégie de paysage questionne différents points. Il y a celui de la biodiversité. Si l’on veut continuer de cohabiter avec les autres êtres vivants, il est vital de restituer à nos villes une dimension naturelle et arrêter d’opposer ville et campagne comme s’il y avait incompatibilité. Il faut aussi penser le paysage en termes de revendication citoyenne, car il présente un grand nombre d’avantages. Il offre des espaces pour le loisir, pour des activités récréatives, pour articuler la ville.
N’oublions pas enfin que la nature, c’est aussi la terre nourricière. Il faut envisager des espaces libres pour l’agriculture urbaine et proposer aux habitants d’agir eux-mêmes sur le sol, qui deviendrait alors producteur de richesses. C’est autant une contribution à la réduction de l’importation des aliments et donc à la consommation d’énergie qui en dépend, qu’un moyen fabuleux de cohésion sociale à travers le jardinage, qu’une fa?on de renouer avec le cycle des saisons. Tenez ! Faisons le test : quelqu’un sait-il quand les graines d’artichaut sont semées ?
Mais comment mettre en place ce principe d’intrusion de la nature dans l’univers urbain ? Il ne s’agit pas de détruire la ville, ni d’effacer le tissu urbain, mais davantage de l’infiltrer ou de superposer une nouvelle couche ? paysagive ? à l’existant. Regardons Bondy par le vide et voyons où sont les lieux du possible.
Il y a les lieux inexploités, déjà livrés à la nature que sont les dessous et les abords de l’autoroute A3/A86 et des voies ferrées. Ils sont déjà à considérer comme des niches écologiques, car ils abritent par endroit une végétation ? pionnière ?, riche et sauvage. Et il serait formidable qu’ils participent à l’organisation de la ville en se rendant accessible. On pourrait s’y promener à pied ou à vélo. Il y aurait un énorme centre agricole avec des jardins mara?chers et des serres, on y planterait des arbres des plus belles espèces et des arbres fruitiers pour faire les cueillettes ensemble et faire des confitures. Et puis dans le centre pédagogique, on apprendrait aux enfants à faire des boutures et à utiliser la bêche, la binette et la brouette.
Dans un autre registre, il y a les ? grands ensembles ?. Aujourd’hui, ce sont beaucoup d’espaces engazonnés, complètement gelés par l’entretien et les restrictions auxquels ils sont soumis. Mais je suis convaincue qu’ils conservent en eux le potentiel d’une nature vivante et heureuse. Autorisons-nous le droit de rêver à une agriculture poétique, une cité vivable et enviable, une banlieue qui serait un immense jardin à partager…
Jessica Houssin

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Saturday, March 26, 2011

Votre agenda de la semaine - concerts, vacances et levée de fonds « Ecotidien

Pour les fans de musique
Whitney Houston, qui avait mis sa tournée en attente, la reprend le 13 avril. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui ont un billet en main?! En effet, un concert annulé n’est pas toujours remboursé?: nous vous en parlions il y a peu sur Ecotidien.
Le 30 avril prochain, c’est un grand concert gratuit avec Christophe Maé (plus grosses ventes de disques pour un chanteur fran?ais), Sheryfa Luna et Justin Bieber (si vous non plus vous ne savez pas qui est Justin Bieber, sachez que c’est la nouvelle idole des jeunes?: il a remplacé les Tokio Hotel dans leur c?ur) qui aura lieu au Zénith de Montpellier.
Pour les enfants
En Bretagne, de nombreuses activités sportives et culturelles gratuites ou à bas prix sont proposées aux jeunes?: toutes les infos ici.
Dans le Nord aussi, de nombreuses activités sont prévues pour les vacances?: ouverture exceptionnelle des bibliothèques, accueil de super-héros, ateliers créatifs… En tout, plus de 25 possibilités de loisirs gratuits pour les enfants et les jeunes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie qui a forcément prévu quelque chose.
Pour ceux qui préfèrent rester chez eux, le 16 avril, Rubgy League 3 débarque sur Wii?: un jeu très attendu par les adeptes de la console.
Pour les actionnaires
Le 16 avril, le conseil d’administration d’EDF se réunit. Un événement a priori éloigné de notre quotidien, et pourtant…?à l’ordre du jour, la décision de vendre les réseaux de distribution au Royaume-Uni ! Un projet lourd de conséquences pour l’entreprise fran?aise dont la dette a cr? de 74?% en un an.
Si vous voulez acquérir des actions, la société Deinove, spécialisée dans la bioénergie et le bioéthanol de seconde génération, lance une levée de fonds jusqu’au 20 avril?: l’action est évaluée entre 7,50 euros et 9,16 euros. L’Usine nouvelle en parle.
Bonne semaine?!

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Saturday, March 19, 2011

Un match de foot sabré par des lasers

Hier se déroulait un match de football dans le cadre de la coupe AFF Suzuki au stade de Bukat Jalil à Kuala Lumpur en Malaisie. 54e minute de la rencontre : interruption du jeu. Et oui l’épidémie du laser a encore frappé.
En Malaisie déjà les joueurs de l’équipe du Vietnam s’étaient plaints, après leur revers 2 à 0, d’avoir été victimes de la même mésaventure.
Hier ce sont le footballeurs d’Indonésie qui ont fait les frais des lasers. Nombre de joueurs se sont plaints auprès de l’arbitre d’être la cible de ces fameux lasers. L’homme en noir a arrêté la rencontre quelques instants.
Bilan des courses ? Victoire de la Malaisie 3 à 0. Quant à la fédération d’Indonésie, elle a décidé de porter plainte auprès des organisateurs de cette coupe, plusieurs joueurs ayant été donc tout au long de la rencontre victimes de ces lumineux stylos lasers.

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Thursday, March 10, 2011

L’école la plus Zen du monde

Parmi les plus couche-tard d’entre vous, certain auront profité de la seconde partie de soirée d’hier confortablement installés dans leurs canapés, à jouer sur leur iPhone tout en profitant de la énième rediffusion de Serenity?: l’ultime Rebellion sur NT1.
Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que l’école dans laquelle on peut voir River Tam enfant au début du film n’a pas été créée spécialement pour le tournage, il s’agit bel et bien d’une véritable école. Il faut se rendre à Bali en Indonésie pour visiter cette école d’un genre assez particulier.
Bien en marge des campus ultras high-tech clinquants des grandes métropoles occidentales, cette école verte est issue des travaux de PT Bambu d’après des plans de John et Cynthia Hardy? et permet aux résidents de vivre et de s’instruire dans des conditions de développement durable idéales.
Plusieurs batiments entièrement composés de bambou sont ainsi disséminés sur quelque 7500?m2 de part et d’autre de la rivière Ayung.
L’ensemble de la conception des batiments est né de la volonté des architectes de démontrer aux communautés qu’il est possible de construire sans porter atteinte à la nature. Pour se faire, une plantation de bambous a été créée avec l’aide des exploitants de rizières pour fournir les matériaux de construction nécessaires tout en prévenant la déforestation.
L’énergie nécessaire au campus est apportée par des panneaux solaires assistés d’une turbine hydraulique et l’eau chaude est obtenue à partir de la combustion de sciure de bambous.
Toutes les structures des campus habituels sont néanmoins présentes?: des salles de classe, des douches, un gymnase, des bureaux, des résidences universitaires, une cafétéria… le tout avec une ouverture sur la nature qui laisse rêveur.
Car toutes les pièces ou presque sont ouvertes vers la nature, ajoutant un peu plus de Zenitude à l’ensemble, une bonne fa?on de sensibiliser les étudiants à leur environnement…

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Friday, March 4, 2011

Le futur de Windows ne se limitera pas aux PC

La prochaine version de Windows tournera avec des processeurs ARM, comme ceux qui équipent déjà des tonnes de smartphones et de tablettes actuellement.
Autrement dit, l’avenir de Windows (et donc de Microsoft) ne passera plus uniquement par les PC.
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The Future of Windows Isn't Just PCs Anymore

Qu’est-ce que cela signifie?

Pour faire simple, cela signifie que le Windows que vous connaissez et que vous adorez (ou détestez) sur votre PC sera capable de tourner sur des ordinateurs moins puissants et moins gourmands en énergie. Comme ceux à base de puces ARM qui équipent les smartphones actuels. Pensez à des tablettes. Mais des tablettes capables de tenir toute la journée.
Microsoft a montré comment son nouveau Windows tournant sur une puce ARM peut sans difficulté lire de la vidéo full HD, faire tourner Powerpoint et afficher des animations graphiques.
Ce que Microsoft n’a pas détaillé est l’allure qu’aura ce nouveau Windows, même si on peut supposer (et espérer) qu’il sera différent de ce qu’on connait actuellement.
The Future of Windows Isn't Just PCs Anymore

Donc toutes mes applis sous Windows tourneront sous ce futur Windows plus mobile?

Euh. Microsoft n’a pas voulu dire comment cela se passerait et si ce serait possible, mais le responsable de Windows Steven? Sinofsky a déclaré que “les programmes x86

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